Titre: Une première rencontre

Auteur: satine01

Disclamer: rien à moi bien sur, parce que sinon, Methos et Duncan auraient été ensemble depuis une lurette !

Rating: R (peut être NC17 plus tard)

Warning: Slash, peut être lemon, OOC!Duncan (j'ai horreur de la réaction de Duncan lors des épisodes "Comes a Horseman" et "Revelation 6:8", du coup je la réécris ! ), un peu OOC!Methos. (OOC = Out Of Characters = perso qui ont une personnalité et comportement très différents que dans le fandom)

Paring: BA/DM (dans ce chapitre), AP/DM (bientôt), M/DM (peut être ;) ).

Spoileur: ceci est un UA qui réécrit les apparitions de Methos dans la série Highlander !

Remarque: je n'ai aucune idée à quelle guerre Duncan a participé, donc je ne situe pas vraiment le premier chapitre dans le temps (en fait, je parlerai de la guerre qu'on voit dans les dernières scènes de la série, quand Duncan se rappelle sa vie ! Celle où il a rencontré Darius).

"&&&&&&&&&&&&&&&&&&&" => signifie quelque temps plus tard.

Résumé: Et si Methos et Duncan c'étaient rencontrés bien avant les événements de l'épisode "Methos" ?

 

Chapitre 1: La première rencontre qui change tout.

 

Il sentit l'approche d'un Immortel. Ben regarda autour de lui, mais les recoins de l'hôpital improvisé sous les tentes étaient tellement bondés qu'il n'aurait pas pu voir l'autre immortel s'il était à un mètre de lui. Toujours prudent, il fit le tour de ses patients. Au moment où il finissait avec un homme blessé dans les genoux, la présence se renforça et il vit arriver en hâte deux hommes, l'un supportant l'autre. Le premier homme, l'immortel, appela de l'aide pour son ami. Sans vraiment y réfléchir, il s'avança. Il vit l'immortel froncer les sourcils à son approche, mais quand il comprit que Ben était un médecin, il le laissa examiner son ami.

L'homme était bien amoché et à part soulager sa douleur, Ban ne pouvait rien faire. Il lui injecta quelques médicaments tout en le rassurant. Mais l'homme n'était pas dupe. Il avait déjà vu les autres mourir des blessures au ventre similaires à la sienne.

Quelques instants plus tard, Ben eut un des rares moments de tranquillité que pouvaient obtenir les médecins en ce temps de guerre. Il repéra l'autre immortel présent et s'approcha de lui.

"- Je suis désolé pour votre ami, il ne passera pas la nuit," dit-il doucement.

"- Je sais," soupira l'autre avec un froncement de sourcils. "Mais je devais au moins essayer…"

Puis il regarda Ben dans les yeux.

"- Cela doit être frustrant de perdre des patients comme cela, sans pouvoir rien faire," fit-il.

"- Ça l'est," répondit Ben ne détectant aucun reproche dans ces paroles. "Je fais de mon mieux pour les soulager si je ne peux les sauver. La vie humaine est tellement fragile."

"- Elle l'est," acquiesça l'autre, puis comme s'il venait de se souvenir. "Je ne me suis pas vraiment présenté. Duncan Macleod, du clan Macleod."

"- Benjamin Adams. Enchanté."

 

"&&&&&&&&&&&&&&&&&&&"

 

Comme l'attaque avait prit fin, son ami était toujours là, et il n'avait vraiment rien d'autre à faire, Duncan resta dans un coin de la tente d'hospitalisation, à observer l'immortel médecin interagir avec ses mortels patients. L'homme, Benjamin Adams, était d'après ce qu'il put voir, une personne non seulement compétente, mais aussi compatissant. Le médecin savait ce qu'il faisait et le faisait avec passion. Qu'il soit jeune ou plus vieux que Duncan, l'homme semblait à l'aise dans cette tente en plein milieu d'une guerre.

Il ne savait pas à quel moment de la nuit il s'était endormi, mais il fut réveillé par une main sur son épaule.

"- C'est fini," fit une voix douce. "Il vient de mourir."

Duncan acquiesça, ne faisant pas confiance à sa voix, bien qu'il ait déjà depuis un moment fait deuil de son ami.

"- Venez manger quelque chose : aussi immortels que nous soyons, nous avons besoin de nourriture."

Duncan acquiesça de nouveau, et suivit Ben en dehors de la tente. Ils récupérèrent une portion de repas chacun et une boisson chaude avant de revenir prendre place non loin de l'hôpital puisqu'en tant que médecin principal, le Dr Adams ne pouvait s'en éloigner longtemps. Tout cela fut fait en silence et quand ils furent installés sur deux chaises abandonnées à une table, Duncan observa Ben. Celui-ci était un peu plus petit que lui, plus mince aussi, mais sa présence inspirait confiance tout en montrant sa puissance. Duncan ne savait pourquoi, mais il était sûr que Ben était beaucoup plus vieux que lui.

"- Alors c'est Duncan Macleod, hum ? Un écossais ?"

"- Toute ma vie."

"- Il n'est pas prudent de garder le même nom," fit Ben les sourcils froncés.

"- Je sais," dit Duncan en prenant une gorgé de sa boisson. "Benjamin Adams n'est pas votre vrai nom alors ?"

"- Possible," fit Ben avec un léger sourire.

Duncan leva les yeux au ciel.

"- D'accord, essayons quelque chose de plus simple," fit-il avec un soupir, faussement exaspéré. "Alors, vous avez toujours été médecin ? Vous avez l'air à l'aise avec vos patients."

Ben eut un reniflement sarcastique et Duncan vit une partie de personnalité de l'homme qu'il ne montrait pas aux autres.

"- Toujours, non… Depuis un moment déjà. J'aime bien aider les gens en gardant le profil bas. Ça change, et je suis bon en ça."

Duncan comprit le sous-entendu.

"- Vous ne semblez pas quelqu'un qui aura fait quelque chose qu'aurait besoin d'un pardon."

"- L'habit ne fait pas le moine, Macleod," fit-il mystérieusement.

Tout à coup tous les deux sentirent la présence 'un autre immortel.

"- Tu le penses littéralement mon ami ?" s'entendit une voix derrière eux.

Ils se retournèrent. Devant eux se tenait une silhouette en habit de moine que les deux reconnurent.

"- Darius !" fit Ben joyeusement enfermant son vieil ami dans une étreinte. " Ça faisait longtemps."

"- En effet, mon ami, en effet," répondit l'autre puis se tourna vers Duncan. "Macleod."

"- Darius."

Il se souvenait encore de leur rencontre quelques jours plutôt.

"- Vous vous connaissez déjà," constata Ben. "Bien, je n'aurais pas à faire les présentations."

Il eut l'air satisfait. Darius sourit et Duncan rit. Il y avait des choses qui en valait la peine.

 

"&&&&&&&&&&&&&&&&&&&"

 

Ben et Duncan étaient couchés serrés l'un contre l'autre dans l'espace confiné de la tente du médecin. La guerre était une chose dure, alors ils profitaient du réconfort là où ils pouvaient le trouver. Ben était couché sur le coté, la tête posée sur le cœur de Duncan. Une de ses mains était sur le torse du dernier, à dessiner des arabesques, l'autre coincée sous son amant. Duncan, lui, était sur le dos, entourant de ses bras la forme plus petite. Il avait un silence inhabituel dans un camp militaire qui les faisait froncer les sourcils, mais qui les aidait à penser aussi. Doucement, une main de Duncan entoura le poignet de Ben et le retourna, révélant un tatou tond.

"- C'est quoi ?" demanda-t-il curieux.

Mais Ben secoua la tête.

"- Ce n'est pas mon secret à révéler, j'en fais plus partie," dit-il doucement sur ce ton qu'il utilisait qu'en présence de son amant.

"- En parlant de secret, je me souviens que tu m'as dit à notre rencontre, indirectement comme toujours ("Hey !"), que tu avais un secret terrible…," fi Duncan.

Ben ne dit rien, et Duncan se dit qu'il n'allait rien lui révéler.

"- Il y a longtemps, j'ai fait des choses horribles que jamais je ne pourrai me pardonner," fit-il doucement.

Duncan releva légèrement la tête pour regarder son amant. L'homme était sarcastique, renfermé, cynique et désabusé, mais pouvait se montrer aimant et chaleureux. Il ne le voyait pas commettre un crime, comme celui-ci disait, horrible.

"- Ca ne peut pas être si horrible que ça," fit Duncan et Ben releva à son tour la tête, surpris, puis rit.

"- De tout ce que l'on m'a dit, pas si horrible que ça, n'en faisait pas partie," dit-il puis son sourire disparut. "J'étais la Mort."

Sa voix était si basse que Duncan crut un moment qu'il avait mal entendu.

"- Tu as tué, tu veux dire ?" demanda Duncan. "Tout le monde l'a fait à un moment ou un autre. Toute personne a ses raisons."

Ben rit de nouveau, mais cette fois ci son rire n'avait rien de joyeux.

"- J'ai tué, oui. Et pas seulement cinquante, ni quelques centaines. J'en ai tué des milliers. J'en ai tué plusieurs dizaines de milliers ! Et j'étais très doué pour ça. Ce n'était pas par vengeance, ni par esprit de conquête. C'était juste parce que... j'aimais bien ça ! J'étais la Mort ! La Mort sur son beau destrier... Lorsque les mères disaient à leurs enfants qu'un monstre allait venir, et bien, ce monstre, c'était moi ! J'étais le cauchemar qui les empêchait de dormir toutes les nuits."

Ben finit son discourt, tremblant et Duncan le sentit se replier sur lui-même, attendant un rejet de sa part. Mais Duncan savait qu'il n'avait aucun droit de juger…

"- C'était il y quoi ? Deux, non, trois mille ans ? C'était une autre époque. Le monde change, les gens aussi. Je t'ai observé travailler avec tes patients et je refuse de croire que l'homme qui le faisait est toujours la Mort."

Ben le regardait, surpris. Surpris et pétrifié. Ses mains avaient été crispées sur le bras de Duncan. Il souffla ensuite et laissa tomber sa tête sur l'épaule de Duncan.

"- Qu'est ce que tu m'as fait, Highlander… Je n'ai jamais raconté ça à aucun de mes amants. Mais ceux qui l'ont su, m'ont tourné le dos."

Duncan allait dire quelque chose, quand il fut tiré dans un baiser. Les lèvres de Ben tremblaient, mais l'embrassaient avec passion. Il l'entoura de nouveau de ses bras, l'emmenant au-dessus de lui. Mais ils furent coupés par une voix en dehors de la tente.

"- Dr Adams ! Il y a une lettre pour vous ! Ça a l'air urgent !"

Ben soupira, son front posé contre celui de Duncan.

"- J'arrive Betty. Laisse-moi juste le temps de me lever."

Ben embrassa son amant une dernière fois avant de se lever pour s'habiller.

"- Je suis désolé, Duncan," fit-il souriant avec gène. "On se verra tout à l'heure."

Et il partit.

 

"&&&&&&&&&&&&&&&&&&&"

 

Plus tard jour là, Duncan fut retenu, ce pourquoi il décida d'aller tout de suite à la tente de Ben, sans passer par l'hôpital, sachant que l'homme serai déjà rentré s'il n'y a eu aucune urgence. Pourtant quand il fut arrivé, la tente était vide. Une lettre l'attendant sur le sac de couchage parfaitement plié.

 

"Duncan,

Je suis désolé de te l'annoncer de cette manière, mais je dois disparaître. Trop longtemps déjà le nom de Benjamin Adams était utilisé et je ne peux prendre de risques. Je suis vraiment désolé de ne pas pouvoir te dire où je vais, mais, comme je l'ai déjà mentionné pour mon tatou, ce n'est pas mon secret à révéler.

Les quelques jours que nous ayons passé ensemble étaient les meilleurs de ma longue vie (et non, je ne suis pas sarcastique Duncan!). Je ne t'oublierai jamais, et nous nous reverrons un jour, j'en suis sûr. J'espère seulement que ce jour là, tu m'auras assez pardonné pour ne pas vouloir ma tête.

Vie, Highlander, deviens plus fort, bat toi un autre jour.

Avec tout mon Amour,

Dr Benjamin Adams."

 

à suivre…