Chapitre 4 : Le premier cour.

Harry s’était dit, ce soir-là, qu’il devrait voir ce que marque la carte des Maraudeurs à son propos. Et si elle avait déjà montré à ses créateurs qui était vraiment leur nouveau professeur ? Etrangement dans la pièce où il se trouvait rien n’était marqué. Il n’y avait pas de Harry Potter. Pas de Harry Levoy non plus. Il s’était alors rappelé qu’en troisième année, quand Severus Rogue avait regardé la carte des Maraudeurs, il ne l’avait pas vu, lui et Hermione, pendant leur voyage 3 heures en arrière.

Cependant ça l’inquiétait: ce fait n’attirera que la curiosité des Maraudeurs! Mais qu’est-ce que lui arrivait? Il était en train de commencer de paniquer. Par la barbe de Merlin! Il devait se ressaisir. Il respira un coup et s'apprêta de ranger sa carte quand quelque chose attira son attention.

Deux points bougeaient dans un couloir pas très loin de son bureau : Sirius Black et James Potter sous un cape d’invisibilité. Ils progressaient lentement vers sa salle de cour. Harry n’avait pas hésité, il avait sorti sa cape d’invisibilité et avait transplané dans son bureau ( les héritiers des 4 fondateurs ont ce pouvoir et vous vous en doutiez pour Harry, non?). Il était arrivé bien entendu avant les deux élèves et s'était assis derrière sa table. Quelques minutes plus tard, la porte s’était ouverte pour laisser entrer les deux garçons toujours invisibles. Encore quelques secondes et ils étaient apparu de nulle part. James tenait sa cape. Sirius, lui, tenait un engin bizarre: on aurait dit un feu d’artifice moldu en forme d’une fusée arrondie de quelques centimètres. Pendant que Sirius installait l’engin, James observait la salle avec un impression que l’on observait. Au bout d’un moment Sirius parla et Harry les écouta. Il sourit: ils venaient de dire tout ce qu’il devait savoir. Leur besogne terminée, ils partirent sans se douter de rien. La porte s’était fermé et il put enfin enlever sa cape d’invisibilité. Un moment il était resté à observer la farce que ses deux "élèves" lui avaient préparé. Il dut allumer la lumière pour mieux voir, mais au bout d’un moment il avait soupiré.

" - Merci beaucoup, papa, dit-il dans un murmure remettant à sa place quelques mèches rebelles qui lui restait depuis l’école. Je n’ai aucune envie d’essayer ta farce, et même je crois que ce sera toi et Sirius qui le ferriez. Et comme je sais comment elle marche."

Il avait rangé sa cape d’invisibilité dans sa poche où se trouvait déjà la carte des Maraudeurs. Mais avant qu’il ne touche la poignée de la porte, celle-ci s’ouvrit laissant passer Dumarais. Harry s’était figé. "Comment aurais-je pu oublier qu’elle patrouillait ce soir?!", pensa-t-il.

" - J’ai vu de la lumière, s’expliqua la jeune femme. J’ai cru que les élèves étaient venu pour vous faire une blague.

- Ce n’est rien, répondit Harry après s’être ressaisi. Je voulais me préparer au cour de demain matin. J’aurais mes deux heures avec les Maraudeurs, ajouta-t-il en se rappelant de leur conversation.

- Je comprend, fit Dumarais. Bonsoir."

Ils repartirent dans deux directions différentes. Harry avait vu que sa collègue semblait gênée, mais n’y prêta aucune attention. Quelques minutes après leur sortie un homme apparut dans un coin le plus noir de la pièce.

" - Il faudra que vous m’expliquez certaines choses, Mr Harry Levoy, dit-il. Ou qui que vous soyez!"

Il traversa la salle de classe et se dirigea vers la sortie. Un rayon de lumière tomba sur lui et fit briller sa barbe argentée. Les yeux pétillants, derrière ses lunettes en demi lune, Albus Dumbledore sortit de la pièce.

Le lendemain matin au petit déjeuner tout se passa le mieux du monde: les maraudeurs rigolaient entre eux, Harry discutait avec Dumarais et Dumbledore ne disait rien de ce qui s’était passé le soir précédent. Plusieurs élèves se levèrent pour distribuer les emplois du temps. Harry observait une élève en particulier: elle était assez grande, avait une silhouette fine, des cheveux bruns clairs et les yeux verts. C’était Lily Evans.

" - Je vois que vous vous ressemblez aussi en goûts, dit Dumarais.

- Quoi? demanda Harry.

- C’est la petite amie de James Potter! sourit la jeune femme.

- Ah, mais non, rectifia Harry souriant intérieurement. Je la regardais car elle me rappelle quelqu’un.

- Une amie? s'intéressa Dumarais.

- Non, répondit-il d’une voix à peine audible. Ma mère."

La jeune femme se tut: elle comprit que se n’était pas un sujet facilement abordable.

Harry se leva.

" - Je vais me préparer pour mon premier cour," souriait-il.

Cécile le regarda partir, contente qu’il avait retrouvé on sourire. Cependant elle sentait que ce sourire était faux. Elle se leva à son tour et sortit par la petite porte derrière la table.

Pendant ce temps ,Harry s’était retrouvé en deux temps trois mouvements dans son bureau. Il ferma la porte et, sans penser, donna un coup de poing dans le mur.

" - Quel idiot, se dit-il à haute voix. Pourquoi est-ce que je n’ai pas pu me la fermer!

- Oh, mais qu’est ce que vous a prit?! s’exclama Dumarais qui venait d’entrer dans la pièce."

Elle prit la main droite de Harry qui était en sang et fit couler dessus un liquide transparent.

" - Gardez la, dit-elle. C’est une potion pour désinfecter les blessures."

Elle regarda le mur et d’un coup de baguette effaça le trou qu’il y avait laissé.

" - Je ne sais pas et je n’ai pas envie de savoir votre secret, Harry, fit-elle. Mais la prochaine fois évitez de vous blesser ainsi. Parlez de vos problèmes à quelqu’un, mais ne tapez plus dans les murs."

Des bruits de conversation se firent entendre à coté.

" - Je crois que votre classe vous attend, fit-elle remarquer.

- Merci, dit Harry récupérant son sourire. Au fait, on peut se tutoyer?

- Si tu veux, rougit Cécile. Je dois y aller. J’ai aussi cour."

Elle partit. Harry, lui, prit une profonde inspiration et ouvrit la porte de sa salle de classe. Dès qu’ils le virent, les élèves s'arrêtèrent de parler.

" - Je me présente, commença-t-il. Professeur Levoy. Cette année je serais votre professeur de DCFM. Pour vous connaître mieux, je vais vous distribuer des fiches à remplir."

Il fit l’appel et ensuite distribua les feuilles. Une demi heure plus tard, tous avaient fini.

" - Bien, commençons, continua-t-il. Avez vous des questions à poser avant? Oui?

- Pourquoi avez vous dit cette année? demanda une élève. Vous ne restez pas pour l’année prochaine?

- Je n’en ai pas l’intention, dit Harry. Je ne veux pas manquer à la règle: pas plus d’une année!"

Ses paroles provoquèrent quelques rires.

" - D’autres questions? Mr. Black?

- Si quelqu’un vous fait une blague, demanda Sirius. Il reçoit quoi comme punition?

- Il faut encore qu’il y arrive!" sourit Harry.

Tout à coup, un sort se fit entendre. Un faisceau argenté fut dirigé vers la fenêtre et une sorte de balle s’en détacha.

" - Sur le professeur!" cria quelqu’un d’autre.

Toute la classe vit la balle foncer vers le professeur qui restait étrangement calme. Celui ci prononça quelque chose et la balle vint se poser docilement dans sa main. Les élèves le regardèrent ébahis. Un autre mot et elle décolla de nouveau.

" - Sur les Maraudeurs," dit Harry.

Sous les yeux grand ouverts de la classe la balle changea de cible et vint exploser en dessus des quatre garçons. Puis tous virent James et Sirius se tordre de rire. Les Gryffondors comprirent alors l’histoire: les Maraudeurs avaient accroché en avance une bombe à rire dans la classe.

Harry s’approcha des deux garçons et murmura le mot qui annule tout: la cape d’invisibilité.

Peu à peu la classe se calma et le reste du cour ils passèrent à parler du programme et à préparer la prochaine leçon.